Mot du Mock #4 Dom Juan, de M.

Dom Juan aux mille tours.

Comme toujours chez Molière, on en parle, on l’attend, on commente ses faits et gestes avant même qu’il arrive sur scène. Mais cette fois, c’est différent. Parce que le spectacle qu’on nous donne à voir pour patienter est bien plus intéressant que M. Patachon qui déboule sur scène pour nous annoncer qu’il va sonder de la paysanne. Ce que dit la première scène, c’est un délire pur, obsession de nombreux écrivains (jusqu’à Flaubert): un discours sur du rien, du vide, de la fumée. L’éloge du tabac. « Quoiqu’en dise Aristote et toute la philosophie », et voilà : le bouffon prend la place du Prince déchu. Dom Juan, prince des cœurs et des mots est bouté sans sommation d’un éclat de rire du public. Et quand il arrive enfin et qu’il prend la parole : « comme vous débitez Sire, vous parlez tout comme dans un livre et l’on dirait que vous avez appris cela par cœur. » Dom Juan morne plaine, parole morte. Dom Juan bavarde, il ne dit rien sur ce qui est tout, l’amour ; tandis que Sganarelle parle, construit, sur le rien, le tabac. Et c’est le maître qui parodie le valet. »

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