Éloge du temps (vraiment) libre

 

Réponse à l’injonction sociale de rentabilité des vacances

La rentrée, hantise pour certains, délivrance pour d’autres, sonne la fin de cette grande récréation qu’on appelle les vacances. C’est aussi l’heure de dresser le bilan face à la traditionnelle question : « qu’est-ce que tu as fait de tes vacances ? ». Une joute oratoire s’engage alors : il y va de l’honneur de chacun d’être celui qui aura le plus fait, vu, essayé, entrepris.

Les vacances se doivent d’être bien remplies … et cela demande de l’organisation. Sur sa chaîne YouTube, Disney World nous propose de visionner une série de vidéos dans lesquelles une rayonnante Québécoise prénommée « Véro » nous donne tous ses trucs et astuces pour organiser son évasion afin d’extraire la magie de Disney jusqu’à la dernière goutte. Cette vidéo nous porte à croire que la planification judicieuse a un lien de cause à effet nécessaire avec le taux de bonheur produit.

Le numéro un mondial des parcs d’attractions n’est pas le seul à insister sur l’importance d’une organisation millimétrée. Depuis 1936, année de l’arrivée au pouvoir du Front Populaire, la durée moyenne de travail n’a cessé de diminuer en France, et le temps de vacances d’augmenter. Parallèlement, la société industrielle a peu à peu mué en société de consommation : pas question de passer ce temps libre nouvellement acquis à ne rien faire, et surtout, à ne rien consommer. Le temps de loisir doit être rentabilisé.

Notre accoutumance au discours médiatique ambiant, qui nous exhorte à maximiser notre temps libre et entrelace l’épanouissement à la consommation, nous amène à vouloir questionner l’évidence, en explorer les principes et les effets sur notre relation à nous-mêmes et aux autres.

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Organisez vos vacances !

Temps libre ou temps de liberté ?

Le temps libre s’oppose au temps prescrit, qui est utilisé pour des activités obligatoires ou nécessaires telles que le travail ou les études, les activités domestiques, le temps de transport, etc. On le pense surtout par contraste avec le temps de travail, pendant lequel le travailleur met sa force de travail à disposition d’un employeur contre rémunération, c’est-à-dire vend du temps disponible. La façon dont il doit occuper son temps lui est alors dictée de l’extérieur. Au contraire, le temps est libre quand sa finalité lui est donnée par le sujet et non par une entité extérieure ; pendant son temps libre, l’individu peut poursuivre ses propres fins.

Pour autant, parler de « temps libre » est paradoxal. S’il est considéré comme un vide « à remplir », comme du temps disponible pour une activité, alors il ne reste pas libre. Mais s’il n’est pas occupé, c’est-à-dire s’il reste libre, il semble vain : le temps qu’on n’occupe pas est du temps perdu.

Le fait de considérer le temps inoccupé comme du temps « perdu » n’est pas anodin, mais est propre à une civilisation. En effet, dans l’Antiquité, la notion d’otium revêt une valeur méliorative : elle correspond au repos, au loisir studieux, à la méditation, à la paix, au calme, à la tranquillité, à l’éloignement des affaires (negotium) et de la politique. Pour Sénèque notamment, l’otium est le propre de l’homme véritablement libre. À partir du xiième siècle, cependant, apparaît le terme d’ « oisiveté » qui ne garde de l’otium que les idées négatives d’inaction, de paresse, d’inutilité. Au fur et à mesure de l’industrialisation de la société, le travail est de plus en plus sacralisé et l’oisiveté condamnée. La notion d’oisiveté, devenue péjorative, finit par s’opposer à l’idée de loisir, qui prend le sens d’une occupation de son temps libre.

Défense de perdre son temps

Dans le contexte actuel de la société de consommation, le temps proprement libre, c’est-à-dire inoccupé, est donc inutile. Les vacances, en particulier, doivent être occupées. Elles sont le moment du loisir par excellence. Il faut à tout prix organiser ses vacances, partir en voyage, essayer de nouvelles activités, « sortir de sa zone de confort ». Ces injonctions sont adressées aux consommateurs, non seulement par les publicitaires, mais par tout communicant – des entreprises touristiques aux institutions gouvernementales, en passant par les parents qui réveillent leurs enfants aux aurores pour aller faire des promenades (il s’agit ici d’un traumatisme personnel). C’est là, nous dit-on, le moyen de passer des vacances réussies. Dans le temps libre aussi, il y a quelque chose à accomplir, qui se solde par le succès ou l’échec.

La société de consommation est ainsi marquée par « l’impossibilité de perdre son temps », comme le soutient en 1970 le sociologue Jean Baudrillard dans La Société de consommation. Le travailleur devenu également consommateur planifie ses vacances comme il planifie son travail. Une semaine de voyage en Bretagne, départ de Paris le vendredi après-midi, nuit à l’hôtel, visite du village le samedi matin, restaurant à midi, baignade l’après-midi, dîner à l’hôtel ; musée le lendemain matin, pique-nique, tour en bateau, etc. Il faut enchaîner les activités pour profiter le plus possible du séjour. Le travailleur pense son temps libre en termes de rentabilité et d’efficacité, comme un capital à investir et à faire fructifier – en ce sens, on peut dire que même en dehors du travail, « le temps, c’est de l’argent ».

Tout se passe comme si le travailleur gagnait son temps de vacances en travaillant, comme il gagne son salaire. L’idée est prise à la lettre dans le film Time Out d’Andrew Niccol (avec Justin Timberlake, ce qui laisse présager une qualité très moyenne malgré une idée intéressante) dans lequel les hommes doivent littéralement gagner leur temps en travaillant : l’arrivée à zéro du compte à rebours implanté dans leur corps signe leur arrêt de mort. Dans la réalité, le travailleur ne gagne pas son temps de loisir. Le temps est là, disponible, et l’individu cède contre rémunération une part de son temps, qu’il appelle son temps de travail. Le temps ne peut que se perdre.

Bref, le temps de vacances doit être bien dépensé, consciencieusement utilisé – comme l’agent. Pour citer Baudrillard, « il y a impossibilité logique du temps « libre », il ne peut y avoir que du temps contraint […]. Le loisir est contraint dans la mesure où derrière sa gratuité apparente il reproduit fidèlement toutes les contraintes mentales et pratiques qui sont celles du temps productif et de la quotidienneté asservie ». La modalité temporelle propre au labeur vient contaminer notre perception du temps de loisir qui n’est dès lors plus un temps de liberté et d’épanouissement mais devient aliénant – puisque sa finalité lui est à nouveau imposée de l’extérieur. L’individu est obligé d’occuper son temps libre : voilà la contrainte de ce que Baudrillard appelle le fun system.

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Temps de travail et temps de loisir : une frontière qui s’estompe

Pour compléter l’analyse de Baudrillard, il nous faut remarquer que, parallèlement à la rationalisation du temps libre, le travail semble de plus en plus être le lieu d’un épanouissement. Le métier d’un individu, dans l’idéal, doit être le produit de son libre choix. Le management contemporain repose sur les valeurs individualistes de dépassement de soi, d’épanouissement personnel : salles de sport et espaces de détente fleurissent dans les entreprises.

Le travail, qui doit désormais être perçu comme un plaisir, déborde sur le loisir. Il est si courant de répondre à un mail ou à un appel professionnel pendant son temps de repos que certains revendiquent un droit à la déconnection. Au tournant des années 2000, la consommation cesse d’être seulement un moyen de s’évader du monde du travail : c’est aussi l’occasion de s’y préparer. Robert Rochefort, dans La Société des consommateurs, évoque la figure du « conso-entrepreneur » pour qui, par exemple, l’émission Capital, diffusée le dimanche soir, devient une façon de se préparer à la semaine de travail qui l’attend.

L’industrialisation a été le moment de la séparation nette des temps sociaux entre temps de travail et temps de loisir. La société de consommation brouille à nouveau la frontière entre ces deux temporalités, au désavantage, cette fois-ci, du temps libre, puisque l’injonction à la rentabilité en fait un nouveau temps de production. L’individu, désormais, n’est plus utile à l’économie qu’en tant que travailleur, mais aussi en tant que consommateur de loisirs.

De l’impact de la consommation sur les rapports à soi et à l’autre

Reste à savoir ce que l’on cherche en occupant son temps libre. Autrement dit, qu’entend-on par des expressions telles que « des vacances réussies » ? Quel est le but que nous donnons au temps libre pour en distinguer une bonne et une mauvaise utilisation ?

Nous croyons distinguer, en plus de la finalité qu’est le repos ou la récupération de la force de travail – pas si évidente en réalité : pour bien occuper son temps, il faut s’imposer un rythme de vie semblable à celui du travail – deux objectifs du temps libre tels qu’ils nous sont présentés par les entités communicantes qui incitent au loisir.

Le premier est tourné vers soi : c’est l’épanouissement personnel, le perfectionnement de soi, le progrès vers le bonheur individuel. Cet objectif est recherché dans les activités culturelles, les voyages, la pratique sportive, mais aussi les activités manuelles, notamment le jardinage, le bricolage, la cuisine, la mode du do it yourself, etc. – lorsque, non nécessaires, elles  peuvent être vécus comme des loisirs et non comme des tâches domestiques.

Le second objectif donné au temps libre est celui de la relation à autrui. Il est évidemment entremêlé au premier. L’épanouissement personnel passe par la relation à l’autre, et la relation à l’autre est une des finalités de l’épanouissement personnel – vanité de l’étagère construite de nos mains à partir d’une cagette de vin, si sa confection ne débouche pas sur un échange avec l’autre. En réalité, nous voulons montrer que la relation à l’autre est le seul moyen d’un réel épanouissement.

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Rapport technique et rapport pragmatique

Les loisirs, aujourd’hui, reposent essentiellement sur la consommation. Qu’il s’agisse d’aller au restaurant, au zoo ou à la plage, l’activité de loisir comporte presque toujours un acte de consommation. Et ce même dans les cas où l’activité n’est pas payante : nous entendons par « consommation » le rapport du sujet à un objet, c’est-à-dire le fait de jouir de quelque chose. Le vacancier profitant d’une plage gratuite jouit du sable, du soleil, de la mer et éventuellement de la glace goût coca-malabar qu’il aura, cette fois-ci, achetée. Ce qui caractérise l’acte de consommation, c’est ce rapport du sujet à l’objet, que nous appelons, avec Daniel Bougnoux (recyclant lui-même Aristote), technè.

À l’opposé, le rapport du sujet à un autre sujet, qui définit chez Bougnoux la communication, est appelé pragmatique. Dans cette relation, l’action ne s’exerce pas sur un objet, mais sur l’esprit de l’autre, sur ses représentations. Par « sujet », nous n’entendons pas forcément une personne physique : l’acte de contemplation esthétique est également un rapport sujet-sujet, dans lequel l’individu rencontre un autre.

L’exemple du musée comme loisir transformant une praxis en technè

Cet exemple de l’art nous permet de bien comprendre la différence entre le rapport de jouissance et la relation pragmatique. Prenons un groupe de touristes à Paris : la visite du Louvre est aussi incontournable que celle de la Tour Eiffel. Des personnes qui, d’habitude, n’éprouvent aucun intérêt particulier pour l’art, s’émerveillent devant les expositions, prennent en photo les toiles les plus célèbres, et, surtout, se ruent dans la salle du plus beau tableau du monde, de celle qui, depuis son petit cadre, suit des yeux le spectateur qui l’admire derrière la barrière de sécurité – La Joconde.

Mais finalement, le touriste lambda aura fait l’expérience du musée sur le mode de la consommation avant tout. Sa visite, qui suit le planning précis établi par l’agence de voyage, ne lui laisse que le temps de voir, même d’apercevoir Mona Lisa, d’immortaliser sur son appareil numérique le moment de cette presque-rencontre. Cela suffit cependant au touriste, qui repart satisfait de sa visite, impatient de partager sur les réseaux sociaux son selfie aux côtés de la Joconde. Il pourra dire : je l’ai vue ! Ma visite à Paris est réussie !

Le musée, structure pensée pour rendre l’art public et accessible aux masses, transforme l’œuvre d’art en objet de jouissance, et la relation pragmatique à un autre, en un rapport technique. L’art cesse ainsi pour toujours d’être le lieu de l’épanouissement, comme le déplore Hannah Arendt dans La Crise de la culture.

Mais un visiteur plus éclairé ne pourrait-il pas accéder à un état contemplatif malgré le contexte muséal ? Même s’il a les outils pour faire l’expérience d’une relation authentique à l’œuvre, le spectateur demeure dans un environnement public qui rend impossible la pure contemplation. Comme le signale Goffman, le comportement d’un individu change dès l’instant qu’il n’est plus seul et s’inscrit irrémédiablement dans un système de communication : elle fait signe vers autrui. La contemplation devient une posture sociale, l’affirmation d’une distinction de l’individu qui, s’il a conscience de la nature aliénante du musée, reste pris au piège d’un rapport technique avec l’œuvre.

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Crédit : StephenRMelling via Foter.com / CC BY-ND

La consommation comme construction de soi pour l’autre

Ainsi, le contexte de la consommation parasite la relation à autrui. La consommation s’inscrit dans un système de signes : la jouissance de l’objet consommé se double toujours d’une jouissance de ce qu’il signifie de nous. Dans l’acte de consommer, il s’agit de se distinguer, de signifier un lifestyle. Ainsi en va-t-il de celui qu’on adore détester, exemple paradigmatique de ce que Baudrillard appelle la « personnalité de synthèse » : le hipster. Lunettes rondes, bonnet, salopette et baskets sales, courant les brunchs, les friperies et les vernissages dans des galeries underground : tout ce qu’il consomme vise à s’affirmer contre le mainstream – mais, tel un Sisyphe à moustache, il doit faire face à l’échec de sa quête d’originalité qui répond en fait à une injonction sociale et est vouée à être engloutie par la culture de masse.

Le hipster se construit lui-même pour les autres. En cela, il répond à un besoin psychologique de dévoiler au monde une partie de son intimité, ce que la psychanalyse lacanienne appelle le désir d’extimité. Essentielle à la construction d’une estime de soi et d’un rapport sain avec l’autre, l’extimité n’est pas aliénante en elle-même. Elle le devient si elle se confond avec l’intime jusqu’à ce que le sujet se définisse essentiellement par elle : le paraître menace alors l’être. La consommation devient le moyen de dissimuler son intimité à la fois à soi-même et à autrui.

L’impossibilité de planifier l’intime

Le loisir, dans la consommation, échoue dans sa quête d’épanouissement personnel et de relation à l’autre, puisqu’il empêche toute relation authentique avec soi-même et avec l’autre. En fait, si la consommation représente un prétexte pour rencontrer l’autre (« on va boire un verre ? »), elle répond également à une crainte de l’intimité – une peur du silence qui s’installe quand on se retrouve seul face à l’autre. Elle tente alors de se substituer à cette intimité et produit un ersatz de relation personnelle.

Notre propos commence à ressembler à une conférence de Lacan – vite, prenons des exemples concrets. Le double mécanisme de désir et de crainte de l’intimité, dont nous parlions dans le paragraphe précédent, est particulièrement sensible dans le cas des relations amicales, familiales ou amoureuses dont les sujets ne se fréquentent que sporadiquement : relation à distance, parents séparés sans garde partagée des enfants, etc. En retrouvant l’autre, on ne peut s’empêcher de vouloir rentabiliser le temps qu’on passe avec lui, avec pour objectif de faire advenir des moments d’intimité et de créer des souvenirs. On organise alors des activités : restaurant, promenade, cinéma…

Mais ce qu’on planifie n’a rien à voir avec la relation personnelle que l’on tente de construire. Toutes ces activités ne peuvent produire que de la jouissance, dont la temporalité propre est courte et finie (une fois que j’ai terminé mon smoothie khale-banane-pomme, je n’en jouis plus) alors que la relation pragmatique, comme l’épanouissement personnel, sont des processus, appartenant à une temporalité étendue et non finie. Je n’ai jamais fini de construire ma relation avec l’autre, je n’ai jamais fini de me construire moi-même.

Un détour par la thèse la plus célèbre de Bergson, que nous allons ici vulgariser de manière éhontée, peut nous permettre d’étudier plus précisément cette incompatibilité entre deux temporalités que nous observons. Le temps que nous divisons en plages horaires et que nous représentons spatialement dans nos agendas est un temps mesurable, discontinu, homogène, bref, quantifiable : les heures succèdent aux heures, les minutes aux minutes. Cependant, nous faisons l’expérience d’un temps continu, indivisible, hétérogène, imprévisible : Bergson appelle ce temps vécu la « durée intérieure ». Aucun instant n’est similaire à celui qui le précède (d’ailleurs, il devient impossible de distinguer des instants, car c’est déjà supposer une discontinuité). Notre vie intérieure ne peut être saisie comme une suite d’états : elle aléatoire, inattendue – un « jaillissement imprévisible de nouveauté ».

Dès lors, il paraît illusoire de penser qu’on pourrait faire advenir des émotions, ou quoi que ce soit d’intime, sur commande. Ce que l’on prévoit, ce sont des activités, c’est-à-dire le contexte dans lequel se déploie notre vie intérieure. On ne saurait organiser notre vie intérieure elle-même, ni notre relation à un autre sujet, c’est-à-dire à une autre durée hétérogène et imprévisible.

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Une campagne de pub des années 70 qui pourrait s’intituler « Le Club Med planifie vos émotions ».

 

Alors…

Rassurez-vous, le programme que de vos prochaines vacances n’est pas à jeter. Votre séjour à Disneyland sera peut-être le moment « magique » annoncé par les publicités, dont vous et votre entourage sortirez plus proches. Nous, on vous prévient simplement que, comme les antibiotiques, c’est pas automatique. Qu’un grand moment d’amitié ou d’amour peut se produire au supermarché, et qu’un séjour de rêve à la Réunion peut devenir la pire semaine de votre vie.

Le problème n’est pas de planifier son temps libre, mais d’en faire la condition nécessaire et suffisante de notre épanouissement. Pourquoi vouloir à tout prix produire, efficacement et systématiquement, du bien-être ? Pourquoi considérer que nos vacances ont réussi ou échoué ?

Nous revendiquons une conception du temps libre qui prendrait ses distances avec les exigences de productivité, de rentabilité et d’efficacité qui gouvernent la temporalité propre au travail. Cessons de nous tourmenter, bien avant le départ en vacances, à l’idée de ne pas avoir le temps de visiter tel musée ou de se promener à tel endroit. Arrêtons de culpabiliser de ne pas être assez productifs. Abandonnons notre vision idéaliste du temps occupé pour nous donner une chance d’apprécier le temps (vraiment) libre.

Lola et Nina.

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